Rien encore de flamboyant, mais le PSG version 2008-2009 est plein de promesses.
De la solidité. Il y a encore quelques mois, le PSG aurait plié sous les assauts de l'équipe sochalienne et n'aurait jamais réussi à égaliser. « Cette force mentale, c'est nouveau, explique Jérôme Rothen. Après leur but, nous avons eu un quart d'heure de flottement. Mais on a tenu le choc, on est restés solides mentalement. On savait qu'on était capables de réagir. On a été combattants. Il faut s'appuyer sur ça pour aller de l'avant. » Phénomène nouveau à Paris, un véritable esprit d'équipe fleurit. « On est en train de devenir un groupe, souligne Sammy Traoré. Il y a une atmosphère qui se crée. » « Il fallait retrouver une âme dans le groupe, cela vient peu à peu », ajoute Ludovic Giuly.
De la communication. Le manque de communication a souvent été préjudiciable la saison dernière.
Cette année, les joueurs se parlent enfin. Et souvent ! Après la défaite à Monaco, ils ont passé en revue toutes leurs erreurs. Avant Bordeaux et Sochaux, ils ont évoqué la possibilité d'être menés au score et se sont répété qu'il ne fallait rien lâcher. A l'initiative de ces nombreuses discussions : Claude Makelele. « Cette équipe me plaît, sourit ainsi Sylvain Armand. Elle communique beaucoup. Même quand on prend un but, on se parle, on ne s'affole pas. L'expérience de Make et de Ludo, qui parlent avant le match, à la mi-temps, est importante. »
De la découverte. Tout n'est pas parfait. Mais quoi de plus normal. Les hommes de Le Guen reviennent de loin. Le traumatisme de la dernière saison est bien trop fort pour avoir été totalement effacé. « On apprend à se connaître, à jouer tous ensemble, il va falloir un peu de temps pour que tout cela marche », souligne Giuly. Même lucidité du côté de Rothen : « Nous avons encore pas mal de points faibles. On perd trop de ballons. Offensivement, même s'il y a parfois de bons mouvements, il faut qu'on améliore notre complémentarité. Mais on joue dans un système nouveau. Il faut encore qu'on se trouve. Quand on aura corrigé certaines erreurs et qu'on aura appris à se connaître, on ira loin. »
Le Parisien
